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Arrangement de la Dolce Vita Voici le fichier de départ. * une seconde phrase de 8 mesures, toujours à 4 temps mais avec un nouveau changement de tonalité. * reprise du pont de 4 mesures * de nouveau la seconde phrase de 8 mesures répétée deux fois se terminant sur un accord final un peu discordant. 2-Choix du Tempo Pour le tempo, notons que Francois garde le tempo du fichier origine (noire=96) alors que Dyole propose de l’accélérer un peu (noire=104) donnant un ton un peu plus vif. 3-Première Phrase (mesures 1 à 16) : Sans se concerter, les deux arrangeurs ont choisi de ne pas introduire de fioriture dans ce premier mouvement, restant très proche de l’ambiance originale. Voici pour cette phrase l'original, l'arrangement de Dyole, celui de François. On pourra observer que, si par la suite, les deux arrangeurs introduisent tous deux les fioritures dés la répétition de cette phrase et dans tout le morceau, en revanche pour la dernière phrase, ils vont prendre des options différentes, Dyole choisissant de finir sur une sorte de bouquet de feu d'artifice de fioritures, François au contraire revenant une phrase sans fioriture préparant le retour au calme de la fin de la musique. Les basses sont adaptées à l'orgue en tranposant les notes trop aigües d'une octave. Voici la ligne de basse originale, celle de Dyole, celle de François. (Pour mieux les faire entendre dans ces extraits, les basses sont transposées à l'octave supérieure) François a changé quelques La en Do, dans une tentative (non maintenue par la suite) de faire un arrangement pour 27 touches (en effet le 29 touches a un la à la basse que n'a pas le 27 touches). En fait, si on en a la possibilité, il est évidemment bien préférable de garder le La. Pour la mélodie, si François la place sur l’octave la plus haute, Dyole la double à l’octave, ce qui la renforce. Ci-joint la partition de Francois (la première portée correspond à la mélodie, la seconde à l'accompagnement, la troisième à la basse) ![]() et celle de Dyole ![]() Pour l’accompagnement : François opte le plus souvent pour un schéma très simple d’un accord de deux notes sur les deux temps faibles. Pour sa part, du fait de l’option de doubler la mélodie à l’octave, Dyole est amené à supprimer quelques notes de l’accompagnement (mesures 3, 5, 6…où la mélodie utilise la même note immédiatement après) mais utilise aussi des accords à trois notes. Ajustage de la longueur des notes. Voici le "piano roll" (= image sous forme de carton d'orgue produite par le logiciel de lecture du fichier midi) de l'arrangement de Dyole ![]() Voici celui de François; ![]() François règle systématiquement les basses sur la longueur d’une noire (1 temps). Dyole adopte la noire pointée (1,5 temps), ce qui renforce l’assise de l’harmonie. François règle des notes de l’accompagnement de manière assez brève (durée d’une double croche ou 25% du temps d'une noire) Dyole les fait durer un peu plus (40% du temps d’une noire). A l’inverse pour la mélodie François fait durer les notes sur toute leur durée (une croche sonne pendant un demi temps, une blanche pendant deux temps), alors que Dyole les raccourcit (l’équivalent d'une croche dure 2/3 du temps de la croche). 4-Répétition de la première Phrase (mesures 17 à 34) C’est l’occasion pour les deux arrangeurs d’introduire des fioritures. Dyole dans un premier temps va décomposer les notes longues en un série de répétition de notes très brèves (doubles croches, c'est-à-dire la limite physique de brièveté pour une orgue de barbarie): dans un premier temps (mesures 17 à 24), il garde la note longue de la mélodie située dans l’octave haute et répète celle située dans l’octave basse puis il utilise le même effet de répétition (mesures 25 à 28) mais sur les notes de l'accompagnement contribuant à l’harmonie pour terminer sans fioriture sur les 3 dernières mesures. François lui s’éloigne de la mélodie initiale (mesures 18-20 et 22-24) en introduisant un thème repris sur un fichier midi de la dolce vita d’une origine différente. Comme Dyole il termine la phrase sans fioriture mais cette fois dés la mesure 25. 5-Le Premier Pont (mesures 35 à 38): La brièveté des notes de la mélodie ne laisse pas de place aux fioritures. On observe cependant des choix très différents entre les deux arrangeurs : François utilise des notes longue dans l’octave intermédiaire pour renforcer la continuité harmonique face à la répétition de notes brève de la mélodie, par contre il reste sur un schéma très constant des basses (une noire sur le premier temps) ![]() Dyole, lui, mets dans l’octave intermédiaire une simple montée de noire et utilise les basses pour renforcer les deux temps forts de la mesure à 4 temps. Pour ce premier pont, il interrompt l’utilisation du renforcement de la mélodie à l’octave. ![]() 6-La première occurrence de la seconde phrase : Dyole reste fidèle à l’original en gardant le rythme basse accompagnement qui s’accélère (croches). Il continue l’idée de renforcer la mélodie à l’octave. François garde le principe d’une basse longue (durée d’une noire) sur chaque temps principal, pour l’accompagnement, il conserve l’original (donc transposé d’une octave) avec son rythme de croche. Par contre quand la mélodie s’arrête sur une blanche, il rempli le vide par un contrechant(les premières blanches de la mélodie sont conservées; pour la quatrième mesure-mesure41_ un contrechant très simple qui est une simple descente diatonique, pour les trois mesures suivantes, il s’agit d’une simple montée diatonique, et la dernière mesure –mesure45- il s’agit d’une répétition rapide de dominante de l’accord) 7-Le second Pont (mesures 46 à 49) Par rapport au premier pont, Dyole introduit le doublement de la mélodie à l’octave, sans autre changement. Francois reprend exactement l’arrangement du premier pont. 8-La seconde occurrence de la seconde phrase (mesures 50 à 65). La phrase de huit mesures est répétée deux fois. L’original utilise le doublement à l’octave de la mélodie. Dyole va au contraire doubler la mélodie à la quarte inférieure, introduire des petites trilles ou notes de grâce, remplir les moments d’arrêts de la mélodie (blanche) par des descentes chromatiques dans un festival de variations avant l’accord final. A l’inverse, pour la première occurrence de la phrase, François reprend à l’identique l’arrangement qu’il avait fait pour les mesures 38 à 46. Et pour la seconde occurrence il revient à un arrangement très dépouillé sans fioriture, retour au calme préparant doucement la fin du morceau. 9-Conclusion et synthèse. Pas vraiment de conclusion. Chacun a son approche et les deux sont intéressantes. Mais une synthèse des deux arrangements proposés par Dyole. N'hésitez pas à nous faire part de vos réactions. Dernière mise à jour le 05/03/11. |