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Un tout petit peu de théorie, sans (trop) entrer dans les détails. D'abord, je restreins le propos : on harmonise suivant les habitudes de la musique occidentale qui a donné lieu aux chants populaires des 18e, 19e et 20e siècles quiforment le principal du répertoire que l'on veut passer sur l'orgue de barbarie. Dans cette perpective, il y a essentiellement un accord à comprendre : l'accord formé par les trois notes non successives : Do-Mi-Sol ou Ré-Fa-La ou Sol-Si-Ré. On l'appelle en toute modestie l'accord pafait. A chaque fois, on saute une note Do (Ré) Mi (Fa) Sol. C'est cet accord qui fait beau pour des tas de raisons dont des raisons mathématiques mais la principale est que notre oreille occidentale y est habituée. Voilà. On pourrait s'arrêter là. Mais, pour bien s'y retrouver, il faut savoir un peu de vocabulaire musical en plus. Les intervalles : Un intervalle est la distance existant entre deux notes. La note la plus basse d'un intervalle est appelée Fondamentale. L'intervalle porte le nom du nombre de note qui sépare la note de la fondamentale (attention, c'est comme à l"école primaire : la fondamentale est comptée comme la première note. La première note qui succède à la fondamentale, celle qui est juste plus aigue est donc en accord de Seconde. Aprés on trouve la tierce, la quarte, la quinte, la sixte, la septieme et l'octave ...) On note l'intervalle avec un chiffre (par exemple 5 pour la cinquième note à partir de la fondamentale). On rencontre des intervalles majeur (M) ou mineur (m), diminués au augmentés Les accords : Un accord est la superposition de notes jouées ensembles. Ces accords sont en général des superposition de tierces.(mais on peut faire des accords autrement) Ainsi
on va faire un accord de
trois notes avec le Do, le Mi et le Sol (Fondamentale, Tierce et
Quinte). Chaque degré d'une gamme peut devenir
la Fondamentale d'un accord. (Attention de ne
pas confondre Fondamentale et Tonique, cette dernière étant la note de
la tonalité de l'ensemble de l'air). Exemple : Harmonisation de
la gamme
de Do Majeur en accord à trois sons. ![]() Quand on dit accord de trois notes, il faut préciser : on peut répéter les notes à l'octave: Do3-Mi3-Sol3-Do4-Mi4-Sol4-Do5 reste un accord de trois notes : accord parfait de Do. On peut aussi mélanger Mi3-Do4-Sol4-Do5 est un accord parfait de Do. Attention : La fondamentale reste Do, même si ce n'est pas la note la plus basse. Accord de septième: On peut ajouter une quatrième note en rajoutant une tierce supplémentaire : on a alors un accord de septième. Exemple : Harmonisation de la gamme de Do Majeur en accord à quatre sons ou accords de septième. L'accord de septième construit sur la dominante (c'est à dire la cinquième note de la gamme de la tonlité, ici, en Do Majeur : le sol) est particulièrement intéressant. On l'utilise souvent avant de conclure sur un accord de tonique. On peut faire encore plein d'autres accords mais on dira que pour l'instant et pour l'orgue, ça suffit. Pour approfondir Les fonctions tonales On peut l'expliquer mathématiquement et culturellement, Je renvoie aux sites spécialisés sur la question. Il faut retenir que les trois degrés importants de la gamme sont les degrés I, V et IV. Le degré I est la tonique. C'est la note qui est affirmée au début de l'air. Puis on va s'en éloigner tout au long de la mélodie et la retrouver à la fin de l'air. En général, on va démarrer et terminer le morceau par un accord parfait de tonique. Le degré V, qui se trouve dans l'accord parfait, est la deuxième fonction tonale importante après la tonique : la fonction de dominante. L'accord de dominante va aider à affirmer la tonalité. On termine souvent un air par l'enchainement accord de dominante- accord de tonique (V-I). On peut aussi utiliser l'accord de septième de dominante pour terminer sur la tonique (V7-I) La troisième fonction tonale importante est celle de la sous-dominante (IV), Elle va apporter une autre coloration et donner l'impression que l'on cherche à quitter la tonalité. Les accords construits sur ces trois degrés forts I, V et IV suffisent à accompagner toutes les notes. Ce sont trois accords parfaits majeurs. En d'autres termes, si on veut accompagner une mélodie en Do majeur, il suffit d'avoir à la basse un do, un fa et un sol (ce qui est le cas d'un orgue 27 touches, cela tombe bien...) En Sol majeur, il suffit d'avoir à la basse un Do, un Ré et un Sol (ce qui est aussi le cas d'un orgue 27 touches, cela tombe encore bien...) En Ré mineur, il suffit d'avoir à la basse un Ré, un Sol et un La (ce qui n'est pas le cas du 27 mais qui est le cas d'un orgue 29 touches, ...) our les autres tonalités, il va falloir se débrouiller... Pour le Fa majeur par exemple, on souhaiterait avoir à la basse un Fa, un Sib et un Do. Les orgues allemands ont souvent un Sib. Mais pas les 27 Erman. Mais on peut utiliser d'autres accards équivalents d'une certaine manière aux trois fonctions tonales principales. Retenons que: Les degrés III et VI sont proches de la fonction de tonique. (accord mineur) Le degré VII (sensible) est proche de la fonction de dominante (quinte diminuée). Le degré II est proche de la fonction de Sous Dominante (accord mineur). exemple: Pour le Fa majeur par exemple, on peut utiliser à la basse un Fa, un Sol et un Do, avec les accords correspondants. Pour le La mineur, les trois accords de base sont La, Ré et Mi. On a le Ré. En 27 touches, je regarde si je peux transposer en Sol mineur; en 29 touches J'utiliserai les basses La - Ré et un accord de Do de Sol au lieu du Mi. On peut aussi utiliser ces règles pour introduire de la variété dans l'arrangement :si la logique voudrait qu'on mette un accord de tonique mais qu'on veut varier, on peut introduire un accord III ou VI. Pour approfondir _____________________________________________________________________ Harmonisation d'une mélodie : La Musique Classique a multiplié les règles d'harmonie. Il y a plein de livres et de sites sur le sujet. Et puis, ces règles de base ont été ont été contournées par les musiciens modernes. L'oreille s'est habituée à de nouveaux schémas. On peut donc tenter beaucoup de choses, et il ne faut pas s'en priver. Mais si on hésite, on peut aussi se souvenir de quelques règles de la musique classique dont on sait que ça sonnera bien à coup sûr. Le but recherché ici est de simplement accompagner un chanteur avec l'orgue, en choisissant les accords qui soutiendront le mieux sa voix.< Si on a a la possibilité, le plus simple est de rechercher une grille d'accord dans un livre de chant (en général les accords pour guitare sont indiqués), ou de reconstituer la grille d'accord à partir d'un arrangement midi trouvé sur internet. Si on n'a que la mélodie, on regarde, mesure par mesure, les notes contenues dans la mesure ou éventuellement dans le temps) et on essaye de trouver l'accord qui comprend l'ensemble des notes "importantes" contenues dans la mesure (ou le temps). En général, on choisit comme premier accord l'accord parfait de tonique sous sa forme fondamentale. Et on termine de même. Il existe des successions d'acconrd dont on sait que ça fonctionne bien. Ce sont les cadences. On peut essayer de caser des cadences connues, si le chant le permet, mais de toute façon, le choix des accords n'est pas unique, et tout n'est qu'une question d'appréciation. Modulation Il arrive que , pour introduire de la variété dans la mélodie, le compositeur change de tonalité. Par exemple dans un morceau en Do majeur, on va passer l'espace d'une phrase ou deux en La mineur ou en Sol majeur. C'est la modulation. En général, les modulations se réalisent entre tons ne possédant qu'une altération de différence ou entre ton majeur et mineur relatif. Par exemple on passe de Do majeur à Sol majeur en mettant un seul dièse : le fa. On voit , dans certains airs, que la mélodie qui a démarré en Do Majeur, passe pour un temps en Sol majeur (modulation). Dans d'autres, c'est en La mineur. Il est important de repérer les modulations de la mélodie pour trouver la grille d'accord qui va bien. Dernière mise à jour le 11/06/12. |